Nous sommes sur Terre pour être heureux. Point.


Je vous entends déjà: ‶Encore ce sujet, cette phrase qui revient toujours quand il est question de l’Approche de l’Alignement…″. C’est vrai, je reviens avec cette idée ou, plus exactement, avec cette hypothèse à propos de la réalité: Nous sommes sur Terre pour être heureux. Point. Lors d’une discussion, des compréhensions très différentes sont apparues sur cette expression avec, pour effet, un regard très différent sur la vie et, donc, une expérience de vie également très différente.
Mais vous, comment comprenez-vous cette idée?Je crois qu’une des façons les plus courantes de comprendre cette idée se traduirait par:
- Nous sommes sur Terre pour [arriver] à être heureux.
- Ou, autrement dit, nous sommes sur Terre pour [faire tout ce qu'il faut pour arriver à] être heureux.

C’est comme si c’était une quête. Il faut faire des choses pour pouvoir en faire l’expérience. Qui ne s’est pas dit une fois dans sa vie: ‶Quand j’aurai réussi cela, ou quand j’aurai cette promotion, là, je serai heureux, ou quand j’aurai telle chose, ou quand je serai en couple, ou quand j’aurai des enfants, ou quand j’aurai ma maison, quand je serai mince, quand j’aurai de l’argent, etc″. Parfois, c’est quand on arrête de faire certaines choses qu’on croit que l’on pourrait être (plus) heureux, du genre: ‶Quand je serai pensionné, je pourrai être enfin heureux ou quand je suis en vacances″.

Donc, pour être heureux, il faut que certaines conditions soient présentes ou qu’un certain état soit atteint. Ce qui veut dire que si je n’ai pas ces conditions, si je n’arrive pas à cet état, je ne peux pas être heureux. Cela ressemble à une course sans fin avec l’espérance mais sans la certitude d’atteindre ce résultat car, souvent, de nombreux éléments ne dépendent pas de moi seul. Cette course sera, que l’on soit plutôt optimiste ou plutôt pessimiste, plus agréable, plus légère ou, au contraire, un lourd labeur, une pression, une soif à toujours assouvir.

Ici, être heureux serait donc une finalité à atteindre, une sorte de récompense…

Pour moi, la compréhension de ‶Nous sommes sur Terre pour être heureux″ est très différente.

Être heureux est la définition même de notre nature d’être humain sur notre planète Terre. La Vie est censée être une expérience agréable. Je ne peux pas imaginer que cela ne soit pas ainsi sinon j’aurais l’impression de vivre dans une absurdité absolue, proche de la folie. Être heureux devrait être notre état normal, habituel. Je dis bien ‶devrait″ car, comme moi, vous faites le constat, que ce n’est pas très fréquent. Je crois que, même si la souffrance, le mal-être, l’injustice, la violence, l’intolérance, la peur, l’insécurité, sont courants, voire quotidiens dans nos vies, ce n’est pour cela que c’est normal, ce n’est pour cela que cela fait partie de la nature humaine, comme on l’entend souvent.

Mais si notre nature est d’être heureux, qu’est-ce qui fait que le Bonheur ne soit pas la norme dans le vécu des personnes?

Comme dirait Arno, le chanteur belge: ‶La Vie, c’est un bazar…″ car si j’essayais de résumer une vie humaine, cela pourrait donner ceci:
Au moment de l’incarnation, j’ai un potentiel immense qui ne demande qu’à émerger et que je manifesterai pour satisfaire de la façon la plus harmonieuse mes 7 Besoins Fondamentaux et ainsi me réaliser. En plus, la Syntropie (la tendance à rendre réel le potentiel) me porte naturellement dans cette direction. Si rien ne fait obstacle à cette tendance naturelle, je m’en vais avec bonheur vers ma réalisation, en étant aligné sur qui je suis vraiment et en apportant ma contribution au monde. Le Bonheur et cet alignement ne font qu’un.

Mais, bardaf, dès la conception, comme quasi tous les êtres humains, je vais vivre des expériences pas toujours harmonieuses car elles ne respectent pas mon potentiel, mes besoins fondamentaux. Je vais interpréter ces expériences avec mes capacités du moment et donc parfois limitées. Ces interprétations disharmonieuses seront à la base de mes croyances disharmonieuses à partir desquelles je prendrai des décisions disharmonieuses. La conséquence est que, peu à peu, je me désaligne de qui je suis et que je manifesterai un potentiel toujours plus tronqué. Ce désalignement fera que je ne me sentirai pas bien mais, souvent, j’en rejetterai la cause à l’extérieur (la société, le mari, les parents,…). L’expérience du bonheur s’éloignera toujours un peu plus de moi, parfois/souvent remplacée par des subterfuges avec lesquels je prendrai du plaisir, comme les distractions, la compétition, les loisirs, les possessions,… Mais, bien souvent, ce plaisir ne sera que temporaire et il faudra toujours le renouveler, en faire plus. Au fond de soi, on sent/sait bien que ce n’est pas ça ‶être heureux″, que cela ne donne pas du sens à sa vie… Par chance, on reçoit des messages de désalignement (toutes les expériences désagréables comme des émotions, des symptômes, des maladies, des accidents) qui feront tout ce qu’il faut pour se faire entendre et aussi longtemps que c’est nécessaire. À chacun de décider s’il écoute ou pas ces messages…

Pour que ce bazar (sa vie) redevienne une expérience agréable et même extraordinaire, il suffit, mais c’est indispensable, de se réaligner sur qui on est vraiment en travaillant sur ses croyances disharmonieuses, travail que nous appelons dans l’Alignement, la Transmutation. N’oublions pas qu’on est toujours la résultante de son système de croyances, donc de l’ensemble de ses croyances harmonieuses et de ses croyances disharmonieuses.
Pouvez-vous imaginer la personne que vous seriez et la vie que vous vous créeriez sans vos croyances disharmonieuses à propos de vous, des autres, du monde, sans vos peurs (qui ne sont qu’une catégorie de croyances disharmonieuses)…?

Mais alors, c’est quoi le Bonheur?

Le Bonheur est une expérience associée au Besoin Fondamental de niveau 5, celui de la Cohérence: prendre sa place, rien que sa place, toute sa place, et cette expérience est également associée à l’enthousiasme. L’enthousiasme est une émotion qui découle d’un plaisir anticipé. La Vie est censée être une expérience agréable et nous avons en nous tout ce qu’il faut (un immense potentiel au départ, une nature spirituelle, une conscience, un mental et un libre-arbitre qui nous permettent de prendre des décisions, différentes intelligences, une extraordinaire machine (notre corps),…) pour satisfaire de manière épanouissante nos 7 Besoins Fondamentaux  et aller vers la Réalisation. C’est-à-dire faire l’expérience de notre nature spirituelle dans le monde de la matière, en pleine conscience. L’enthousiasme, c’est croire à cette direction, croire que prendre cette direction va nous permettre d’aller vers un mieux et croire que faire du travail sur soi (de la Transmutation) va nous aider à y arriver.

L’enthousiasme, c’est anticiper le bonheur que nous pouvons créer dans notre vie. C’est croire que les choses ne peuvent aller que de mieux en mieux.

Il suffit pour cela:
- de suivre le flux
- de faire confiance au potentiel
- de faire du travail sur soi
- d’aller vers sa Vraie Vie.

Mais pour décider de suivre le flux, il y a plusieurs croyances nécessaires:
- que si on change, cela va vers un mieux
- que la seule constante est le changement
- que ‶l’Univers contribue / conspire à notre bonheur″
- que tout ce qui arrive a sa raison d’être et que cela va dans le sens de la Réalisation
- que tout est juste, ou plutôt, syntropique
- que la syntropie est à l’œuvre dans tout ce qui est.

L’enthousiasme, c’est croire que ce qui se produit est juste en tenant compte de qui je suis aujourd’hui, juste par rapport à mon Besoin de Réalisation, que ce ‶juste″ n’est pas nécessairement agréable et croire que, en travaillant sur soi, ce juste sera de plus en plus agréable. ‶Juste″ dans le sens de ‶syntropique″, qui va dans la direction de manifester son potentiel, de prendre sa place, d’apporter sa contribution, de donner du sens à sa vie, de vivre sa Vraie Vie.

L’enthousiasme est une émotion syntropique qui est dans notre nature. On peut aussi se dire que si on ne vit pas de l’enthousiasme, si on n’est pas enthousiaste le matin en se levant, cela est dû à des croyances dystropiques qui nous désalignent de qui on est vraiment et qu’on peut travailler cela.

L’enthousiasme dans un travail sur soi peut venir:
- Soit de cette envie de savoir qui je suis vraiment: je sais que j’ai des croyances limitatives qui m’empêchent de satisfaire mes besoins fondamentaux, mais je sais aussi que ma nature est spirituelle et que j’ai un potentiel. Je fais le travail nécessaire pour découvrir ces aspects de moi, mes talents, ma contribution.
- Soit de ma contribution que je veux apporter. Je sais en quoi elle consiste, je sais qu’en la manifestant, je m’épanouirai et que cela donnera un sens à ma vie. Mais je sais qu’il y a des obstacles; j’ai des messages dus à des croyances disharmonieuses, que je peux travailler. C’est me donner tous les moyens pour avoir une vie passionnante dans laquelle je m’épanouis.
L’enthousiasme découle de la décision de vivre sa Vraie Vie.
Et l’enthousiasme naît non pas de la Quête du Bonheur, mais du Bonheur de la Quête…

Vous l’avez compris, pour accéder à l’expérience du Bonheur, il est indispensable de vivre sa Vraie Vie ou au moins d’avoir décidé en pleine conscience d’être en route dans cette direction.

La seule chose à faire…

C’est se réjouir d’entreprendre ce travail de Transmutation pour découvrir qui on est vraiment et pour devenir capable de vivre sa Vraie Vie.
Le Bonheur commence là…
Et, surtout, imaginez un monde dans lequel de plus en plus de personnes feraient ce travail…
Le Bonheur deviendrait la norme pour tous et pour chacun…

Axelle De Brandt,
avec plaisir, et pour votre plus grand bonheur

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